dimanche 23 juin 2019

Paris Air Show 2019 : l’aviation verte doit vraiment m√Ľrir...

C'était aussi le salon des smartphones. - Photo : rke

[Paris, June 22, 2019, rke – English below] – D√©cid√©ment, le Salon du Bourget (ou le Paris Air Show) n'a pas chang√© de style. M√™mes infrastructures, m√™mes pistes, m√™mes entr√©es, m√™me public et presque m√™me avions. Cette grand-messe a√©ronautique et spatiale – surtout a√©ronautique cette ann√©e – qui s'est d√©roul√©e du 17 au 23 juin 2019 a tenu toutes ses promesses. Un monde fou, fou, fou, pour d√©couvrir au sol des stands √©tendus, des pistes √† perte de vue, des avions souvent les m√™mes en vol, des chalets VIP bien garnis, sans oublier les traditionnels bars √† saucisses (et m√™me de pur jus de fruits) avec des colonnes d'attente √† n'en lus finir. Bref, apr√®s 28 km dans les jambes en une journ√©e, on a √† peine le temps de tout voir ou tout admirer... c'est selon l'int√©r√™t. Dans ce parcours o√Ļ j'ai parfois eu du mal √† me frayer un passage entre la foule (√ßa m'√©nerve des fois !) j'avais pour objectif de rep√©rer quelques fabricants aux stands "green", l'aviation verte.
Aux jus de fruits. - Photo : rke
Un commandant au pas ! - Photo : rke
Je n'aime pas les selfies, mais je
n'ai pas eu le choix.
Il faut dire que je n'ai pas vu grand chose, sauf des √©quipementiers ou gros constructeurs prenant conscience de l'importance de rendre les avions toujours plus efficients, donc plus l√©gers, avec des moteurs moins gourmands, des ailes plus profil√©es, des cockpits plus adapt√©s et nous, passagers, plus dociles encore. Tout √ßa, non seulement pour moins polluer, mais aussi pour la s√©curit√©. Il y a 20 ans lorsque je me promenais sur ce m√™me tarmac du Bourget, l'aviation verte n'√©tait m√™me pas dans l'imagination. Mais il ne faut pas oublier que l'Airbus A320 a √©t√© l'un des premiers avions civils √† voler, au d√©but des ann√©es nonante, avec des commandes √©lectriques. Donc plus v√©rins hydrauliques pour actionner les ailerons, mais des c√Ębles... √©lectriques. Un peu comme relier de fils le volant d'une voiture... aux roues.
Eh, le monde. - Photo : GIFAS
Le hall des stands suisses.
Selon Boeing – qui vient d'ailleurs de recevoir une commande de 200 Boeing 737 Max8 du groupe IAG (British Airways, Iberia, Vueling et Air Lingus) – les compagnies a√©riennes auront besoin de plus de 40'040 avions neufs d'ici 20 ans. Airbus, se taillant la part du lion √† raison de 60%. Th√©oriquement pour autant que ce soit possible, au cas o√Ļ on aurait l'id√©e d'√©lectrifier tous ces engins, ceux-ci devraient alors s'alimenter comment et o√Ļ en √©lectricit√© ? Je soul√®ve la question. Et sachant qu'un Boeing 747 br√Ľle actuellement 12'788 litres/heure, soit une consommation de 3 litres au 100 km par passager, quel est le moyen le plus √©cologique pour se rendre de Zurich √† Singapour en moins d'un demi jour ?
Donc, pas d’√©lectrification √† tout va...
En chiffres

2 453 exposants

Exposants Fran√ßais : 1185
12 régions de France (Hall 2 et Hall 4)

Exposants internationaux : 1 268 de 48 pays
26 Pavillons nationaux
Top 5 des pays exposants : Etats-Unis, Allemagne, Italie, Royaume uni, Belgique

Surface d’exposition :25 000 m²

52 000 m² de stands
335 Chalets repr√©sentant 35 000 m²de surface construite
38 000 m² de surface ext√©rieure et de b√Ętiments des Exposants

50 start-ups

Issues de 21 pays

140 A√©ronefs

Visiteurs :

316 470 visiteurs uniques repr√©sentant plus de 500 000 entr√©es
Professionnels : 139 840 ; 40% hors France repr√©sentant 185 pays
Grand Public : 176 630 visiteurs

D√©l√©gations Officielles :

Inauguration par le Pr√©sident de la R√©publique lundi 17 juin
Visite du Premier Ministre Vendredi 21 juin
Visite de 9 ministres et secr√©taires d’√©tat et de nombreuses personnalit√©s du gouvernement    

276 d√©l√©gations officielles de 98 pays et 7 organisations internationales


Media :

2 700 journalistes accr√©dit√©s de 87 pays

Ev√©nements :

Paris Air Lab: 54 000 visiteurs
L’Avion des M√©tiers : 66 000 visiteurs

L'entr√©e des professionnels. - Photo : rke
EXCLUSIF !!!!! Une délégation de l'Armée suisse sur le stand de maxon motor...
avec Livia Leu, ambassadrice de Suisse en France et en Principaut√© de Monaco. - Photo : rke
Paris Air Show 2019:
Green aviation really needs to mature....
The European Space Agency (ESA) director
Johann-Dietrich W√∂rner in talks. - Photo : rke
[Paris, June 22, 2019, rke] - The Paris Air Show has definitely not changed its style. Same infrastructure, same runways, same entrances, same public and almost the same aircraft. This aeronautical and space high mass - especially aeronautics this year - which took place from 17 to 23 June 2019 kept all its promises. A crazy, crazy, crazy world, to discover on the ground extensive stands, tracks as far as the eye can see, planes often the same in flight, well-stocked VIP chalets, not to forget the traditional sausage bars (and even pure fruit juice) with waiting columns that never run out. In short, after 17 miles in the legs in one day, you barely have time to see or admire everything... it depends on the interest. On this route where I sometimes had trouble finding my way through the crowd (it sometimes irritates me!) 
A train ride is less tiring. - Photo : rke
People, people, people.
- Photo : rke
I had the objective of spotting a few manufacturers at the "green" stands, the green aviation. I must say that I haven't seen much, except for equipment manufacturers or major manufacturers who are becoming aware of the importance of making aircraft ever more efficient, and therefore lighter, with less greedy engines, more streamlined wings, more suitable cockpits and us, passengers, even more docile. All this, not only to pollute less, but also for safety. Twenty years ago, when I was walking on the same tarmac at Le Bourget, green aviation was not even in the imagination. But it should not be forgotten that the Airbus A320 was one of the first civil aircraft to fly, in the early 1990s, with electric controls. So no more hydraulic cylinders to operate the ailerons, but electric cables... electric. A bit like connecting the steering wheel of a car... to the wheels.

The hostesses in waiting for the bus
According to Boeing - which has just received an order for 200 Boeing 737 Max8s from the IAG group (British Airways, Iberia, Vueling and Air Lingus) - airlines will need more than 40,040 new aircraft within 20 years. Airbus, taking the lion's share at 60%. Theoretically as far as possible, in case we have the idea of electrifying all these machines, they should then be supplied with electricity how and where? I raise the issue. And knowing that a Boeing 747 currently burns 12,788 litres/hour, or 3 litres per 100 km per passenger, what is the most environmentally friendly way to get from Zurich to Singapore in less than half a day?
So, no electrification at all....

mercredi 15 mai 2019

Terre vivante vue de l’espace : Milan accueille la « Living Planet »… pour un peu la sauver

Le célèbre Centre des conventions de Milan avec les effigies de l'ESA. - Photo : rke
[Milan, May 15, 2019, rke. English below. Italiano sotto] – Sous l’√©gide de l’Agence spatiale europ√©enne (ESA), pr√®s de 4’000 participants, scientifiques, ing√©nieurs, √©rudits de l’espace, mais aussi experts, commer√ßants et √©conomistes prennent part en ce moment au Living Planet (Plan√®te vivante) qui se tient au Centre des congr√®s de Milan. Des dizaines de salles de conf√©rences pleines, presque toutes √† craquer, une exposition feutr√©e avec des stands la plupart bleut√© de la couleur du ciel, de l’espace et de la plan√®te. Depuis ce lundi 13 mai jusqu’au vendredi 17 mai, tout ce monde est l√† pour voir ce qui se trame au dessus de nos t√™tes. Et il s’en passe des choses ! 
L'espace est proche. Une touche artistique. - Photo : rke
Si les nouvelles technologies spatiales et les d√©couvertes scientifiques sont au cŇďur de l’√©v√©nement, l’accent est √©galement mis sur la mani√®re dont l’observation de la Terre est de plus en plus utilis√©e afin d’am√©liorer la vie quotidienne, particuli√®rement au travers du programme europ√©en Copernicus. Pour citer quelques exemples, l’agriculture de pr√©cision, la s√©curit√© des op√©rations maritimes, les pr√©visions m√©t√©orologiques et l’urbanisme s’appuient tous sur des donn√©es collect√©es depuis l’espace. Les nouvelles technologies satellitaires, la cha√ģne de bout en bout qui fournit des informations √† valeur ajout√©e √† une vari√©t√© d'utilisateurs ou encore les technologies √©mergentes, comme l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine, cr√©ent √©galement de nouvelles opportunit√©s √©conomiques. Une zone est en outre d√©di√©e aux √©coliers du primaire et du secondaire, o√Ļ ils pourront proc√©der √† des exp√©riences, comme mesurer la pollution de l’air, ou en apprendre plus sur la plan√®te et le changement climatique.
Dans l'espace et dans la verdure...La v√©g√©tation sous surveillance par satellite.  - Photo : rke
Vous voulez u concret ? En voil√† ! Evolution de la masse (et √©l√©vation √† court et long terme) des glaciers en Suisse, dans les Andes, au Chili ou au Groenland. Variation des vagues et mont√©es de eaux dans tous les oc√©ans gr√Ęce √† l’altim√©trie. Evaluation des temp√©ratures sur les c√ītes et les littoraux. D√©tection des zones les moins ou les plus pollu√©es. Impact et variation de la chlorophylle dans la mer Baltique. Rep√©rage et d√©placement des algues marines. Rep√©rage des zones agricoles exploitables (arrosage, irrigation, plantation). Contr√īle de la v√©g√©tation par mobiles dans les zones recul√©es de l’Afrique. M√©thodes et mesures des chutes de neige. Rep√©rages des couches terrestres pour l’hydrologie. Etc.
L’Ecole polytechnique f√©d√©rale de Zurich (EPFZ) y est m√™me pr√©sente avec le D√©partement des sciences de la Terre. Gr√Ęce √† l’imagerie radar satellitaire (Synth√®se d’ouverture, SAR), le Dr Andrea Marconi et son √©quipe d’√©tudiants offre des images par tomographie, technique qui permet de reconstruire le volume d’un objet √† partir d’une s√©rie de mesures effectu√©es depuis l’ext√©rieur de cet objet.




Living Earth from space: Milan hosts the "Living Planet"... to save it a little
A hushed universe, but close to the environment. - Photos : rke
[Milan, May 15, 2019, rke] - Nearly 4,000 participants, scientists, engineers, space scholars, but also experts, traders and economists are currently taking part in the Living Planet, which is being held at the Milan Congress Centre. Dozens of conference rooms full, almost all to bursting point, a muffled exhibition with stands mostly bluish in the colour of the sky, space and planet. From Monday, May 13 to Friday, May 17, everyone is there to see what is going on above our heads. And a lot is happening! 
While new space technologies and scientific discoveries are at the heart of the event, emphasis is also placed on how Earth observation is increasingly being used to improve daily life, particularly through the European Copernicus programme. To cite a few examples, precision agriculture, maritime operations safety, weather forecasting and urban planning are all based on data collected from space. New satellite technologies, the end-to-end chain that provides value-added information to a variety of users or emerging technologies, such as artificial intelligence and machine learning, also create new economic opportunities. In addition, there is an area dedicated to primary and secondary school children, where they can conduct experiments, such as measuring air pollution, or learn more about the planet and climate change.
Do you want something concrete? There you go! There you go! Evolution of the mass (and short and long-term elevation) of glaciers in Switzerland, the Andes, Chile or Greenland. Wave variation and rising waters in all oceans through altimetry. Assessment of temperatures on coasts and coastlines. Detection of the least or most polluted areas. Impact and variation of chlorophyll in the Baltic Sea. Identification and movement of marine algae and of workable agricultural areas (watering, irrigation, planting). Mobile vegetation control in remote areas of Africa. Methods and measurements of snowfall. Locations of terrestrial layers for hydrology. And so on...
The Swiss Federal Institute of Technology Zurich (ETH Zurich) is even present there with the Department of Earth Sciences. Using satellite radar imagery (Opening Synthesis, SAR), Dr. Andrea Marconi and his team of students provide images by tomography, a technique that allows the volume of an object to be reconstructed from a series of measurements taken from outside the object.
Vivere la Terra dallo spazio: Milano ospita il "Pianeta Vivente"..... per salvarlo un po'... 
Prelevare il polso del pianeta dallo spazio. - Photo : rke
L'entrée. - Photos : rke
[Milano, 15 maggio 2019, rke] - Sotto l'egida dell'Agenzia Spaziale Europea (ESA), quasi 4.000 partecipanti, scienziati, ingegneri, ingegneri, studiosi dello spazio, ma anche esperti, commercianti ed economisti, partecipano attualmente al Living Planet, che si tiene al Centro Congressi di Milano. Decine di sale conferenze piene, quasi tutte a punta di diamante, una mostra ovattata con stand per lo pi√Ļ bluastri nel colore del cielo, dello spazio e del pianeta. Da luned√¨ 13 maggio a venerd√¨ 17 maggio, tutti sono l√¨ per vedere cosa succede sopra le nostre teste. E stanno succedendo un sacco di cose! 
Le satellite de l'environnement
Sentinel-5p, fleuron de
l'ESA
Mentre le nuove tecnologie spaziali e le scoperte scientifiche sono al centro dell'evento, l'accento √® posto anche sul modo in cui l'osservazione della Terra √® sempre pi√Ļ utilizzata per migliorare la vita quotidiana, in particolare attraverso il programma europeo Copernico. Per citare alcuni esempi, l'agricoltura di precisione, la sicurezza delle operazioni marittime, le previsioni meteorologiche e la pianificazione urbana sono tutte basate su dati raccolti dallo spazio. Le nuove tecnologie satellitari, la catena end-to-end che fornisce informazioni a valore aggiunto a una variet√† di utenti o tecnologie emergenti, come l'intelligenza artificiale e l'apprendimento automatico, creano anche nuove opportunit√† economiche. Inoltre, c'√® un'area dedicata ai bambini delle scuole primarie e secondarie, dove possono condurre esperimenti, come la misurazione dell'inquinamento atmosferico, o saperne di pi√Ļ sul pianeta e sui cambiamenti climatici.
Des maquettes très bien
misent en évidence.
Vuoi qualcosa di concreto? Ci sei! Ci sei! Ci sei! Evoluzione della massa (e dell'altitudine a breve e lungo termine) dei ghiacciai in Svizzera, Ande, Cile o Groenlandia. Variazione delle onde e risalita delle acque in tutti gli oceani attraverso l'altimetria. Valutazione delle temperature sulle coste e sulle coste. Rilevamento delle aree meno o pi√Ļ inquinate. Impatto e variazione della clorofilla nel Mar Baltico. Identificazione e movimento delle alghe marine. Identificazione delle aree agricole praticabili (irrigazione, irrigazione, piantumazione). Controllo mobile della vegetazione in aree remote dell'Africa. Metodi e misure delle precipitazioni nevose. Luoghi di strati terrestri per l'idrologia. Etc. Etc.
My badge.
Il Politecnico federale di Zurigo (PF di Zurigo) è addirittura presente con il Dipartimento di Scienze della Terra. Attraverso le immagini radar satellitari (Opening Synthesis, SAR), il Dr. Andrea Marconi e il suo team di studenti forniscono immagini attraverso la tomografia, una tecnica che permette di ricostruire il volume di un oggetto a partire da una serie di misure prese dall'esterno dell'oggetto.
Grande affluenza di pubblico sullo stand dell'ESA. - Photo : rke

mardi 19 septembre 2017

L'historique Breitling DC-3 World Tour : le doux ronron d’un dauphin des airs

[Courrendlin, Septembre 18, 2017, rke] – C’est vrai, je ne puis cacher ma fiert√©. J’ai eu la chance d’√™tre √† bord du Breitling DC-3 lors de la toute derni√®re √©tape « symbolique », de Gen√®ve √† Sion, le 14 septembre dernier, pour rejoindre le Breitling Sion Air Show. Et ce, gr√Ęce √† l’initiative d’un pote-journaliste valaisan : G√©rard Sermier de Media Impact.

Un coucou élégant à tête de dauphin
Au dessus de Sion.  - Photo : rke
En six mois, ce DC-3 de 77 ans a travers√© 28 pays, parcouru plus de 45'000 kilom√®tres en 55 √©tapes et pass√© le cap des 240 heures de vol. De Gen√®ve √† Sion, le dernier parcours officiel de ce coucou √©l√©gant √† t√™te de dauphin a √©t√© m√©morable. « T’as pas eu peur au moins ? », m’a-t-on demand√© fr√©quemment ces derniers jours. Peur de quoi ?  Le ronron de ses deux moteurs d’origine (Wright R-1820) n’a pas fait trembler la carlingue. Ses hublots avec simple vitrage carr√©s cern√©s de bois sont tr√®s r√©sistants. Au d√©collage, pas de quoi se plaquer au si√®ge. M√™me si une voiture de course peut aller plus vite que le DC-3 (vitesse de croisi√®re, 333 km/h), l’appareil ne d√©colle pas il se soul√®ve comme un h√©licopt√®re. En l’air, il suit l’air. Il vogue. On se sent emport√© aux cieux.
Son bruit de moteur ne casse pas les oreilles, il rassure nos tympans. Comme sa cabine n’est pas pressuris√©e, la temp√©rature s’adapte √† l’environnement. D’un bout √† l’autre de la carlingue, celle-ci peut varier. √Ä l’atterrissage, le DC-3 se pose comme un papillon sur une fleur. Ce n’est qu’au moment o√Ļ la carlingue s’incline que l’on se rend compte du toucher-terre.

Une patrouille à nos trousses
Photo : Keystone
Pour couronner le tout, nous avons √©t√© escort√©s par les Frecce Tricolori. Compos√©e de neuf avions et d’un solo, il s’agit de la patrouille acrobatique compos√©e du plus grand nombre de jets. Assis √† la rang√©e de droite, je vois tout √† coup appara√ģtre un bout de nez de ces Aermacchi, puis un autre et les autres. Ils sont si proches qu’on dirait qu’ils vont toucher l’aile du DC-3.
Le temps de lever mes doutes, j’ai totalement confiance en eux, voil√† le commandant des Tricolori qui jette un Ňďil sur nous. J’essaie de lui envoyer un signe de la main. Il me le rend. Ah, quelle fiert√© d’√™tre au cŇďur de cet instant. Puis les avions italiens tracent leur sillon rectiligne de fum√©e tricolore encore visible depuis le hublot et s’√©loignent silencieusement sous notre aile. D√©j√† ! Le DC-3, lui, ronronne toujours. Il nous berce. Jusqu’au sol. Un avion, un vrai.






The Historic Breitling DC-3 World Tour :
The Sweet Purr of a Dolphin Air

Cockpit of Breitling DC-3. - Photo : rke
Okay, I cannot hide my pride. I was a lucky man to fly with the Breitling DC-3 during the « symbolic » last steep of the Breitling DC-3 World Tour (Geneva-Sion) for the Breitling Sion Air Show. An opportunity owed by G√©rard Sermier a big buddy journalist, big boss of the Media Impact Company in Switzerland.

An Elegant Dolphin Air
The valley of "Trois Torrents". - Photo : rke
In six months, this 77-year-old DC-3 crossed 28 countries, traveled more than 45,000 kilometers in 55 stages and passed the 240-hour flight. From Geneva to Sion (west of Switzerland), the last official journey of this elegant dolphin air was memorable. "You were not afraid at least?" asked me few people. Fear of what ? The purr of its two original engines (Wright R-1820) did not shake the cabin. Its windows with single glazed squares surrounded by wood are very resistant. On the take-off, there is nothing to flat too. Even if a racing car can go faster than the DC-3 (cruising speed, 333 km / h), the aircraft does not take off so it rises like a helicopter. In the sky, it follows the air. You feel carried away to heaven.
Its sound engine does not break the ears, it reassures our eardrums. Because the cabin is not pressurized, the temperature adapts to the environment. From one end of the cabin to the other, it can vary. When landing, the DC-3 lands like a butterfly on a flower. It is only when the cabin tilts that one realizes the touch earth.

A Patrol on Our Heels
Sion Airport. - Photo : rke
In the cabin of Breitling DC-3.
- Photo : Alois Feusi
To top it off, we were escorted by the Frecce Tricolori. Composed of nine planes and a solo, it is the acrobatic patrol composed of the largest number of jets. Sitting in the right row, I suddenly see one end of the nose of these Aermacchi, then another and the others. They are so close they seem to touch the wing of the DC-3.

The time to raise my doubts, I totally trust them, I can see the commander of the Tricolori who looks at us. I try to send her a sign. He gives it back to me. Ah, what a pride to be at the heart of this moment. Then the Italian planes trace their rectilinear furrow of tricolor smoke, still visible from the windows, and move silently under our wing. Already! The DC-3 is still purring. He cradles until the ground. A plane, a real one.
Your Editor : Roland J. Keller - Photo : Alois Feusi

jeudi 20 octobre 2016

Schiaparelli : frémissements sur Mars

[Darmstadt (D), October 19, 2016, rke] - √Čvidemment, ce n'est pas en quelques heures qu'il aura √©t√© possible de savoir exactement ce qu'il s'est pass√© avec l'atterrissage de la sonde Schiaparelli. La conf√©rence de presse tr√®s attendue de ce jeudi 20 octobre n'aura pas d√©voil√© de grande nouvelle.
David Parker et Andrea Accomazzo, directeur des op√©rations, ont expliqu√© avoir perdu le contact avec le robot 50 secondes avant l'atterrissage. Jusque-l√†, tout s'est bien pass√© pendant les 5 premi√®res minutes de la descente. Le bouclier thermique a fonctionn√©, de m√™me que le parachute... du moins au d√©but. Ensuite, il y a eu, semble-t-il, un probl√®me, avec l'√©jection du parachute ou les r√©trofus√©es, qui devaient finir de freiner Schiaparelli, cela n'est pas clair. Celles-ci ont fonctionn√© au moins trois ou quatre secondes secondes... mais elles devaient freiner le robot pendant au moins 30 secondes. Cela a-t-il √©t√© le cas ? Myst√®re, pour le moment.

Catapultage suisse
Une chose est s√Ľre : le catapultage de Schiaparelli a bien eu lieu et la Suisse a eu un grand r√īle √† jouer puisque Ruag Space √† Zurich a fourni le m√©canisme de s√©paration de l'atterrisseur de son vaisseau orbital Trace Gas Orbiter (TGO). "L'atterrisseur a d√Ľ se d√©tacher exactement √† la bonne vitesse et avec le bon angle, car il n'y a pas eu d'autre possibilit√© de corriger sa trajectoire", indique Hendrik Thielemann, porte-parole de ce groupe.
Comme l'indique Le Darmstädter Echo (voir ci-contre) de ce jeudi 20 octobre, l'atterrissage de Schiaparelli a été une partie de frémissements. Mais lesquels ? Je doute qu'on doive encore s'armer de patience, de beaucoup de patience. C'est aussi ça, la conquête spatiale...

Tremors on Mars :
Schiaparelli Touch Down, But Remains Silent

Obviously, this is not within hours it has been possible to know exactly what happened with the landing of the probe Schiaparelli. The much-anticipated press conference this Thursday, October 20th has not unveiled new high.
Les explications du directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA),
Johann-Dietrich Wörner. - Photo : rke
David Parker and Andrea Accomazzo, director of operations, explained that they lost contact with the robot 50 seconds before landing. Until then, everything went well for the first 5 minutes of the descent. The heat shield worked, as the parachute ... at least initially. Then there has been, it seems, a problem with the ejection of the parachute and retro-rockets, which were eventually curb Schiaparelli, it is not clear. These have worked at least three or four seconds ... but they had to break the robot for at least 30 seconds. That il has been the case ? Mystery, for now.

Swiss Catapult's Launch
One thing is certain: the catapult launch of Schiaparelli has occurred and Switzerland had a big role to play since RUAG Space in Zurich provided the separation mechanism of the undercarriage of its orbital ship Trace Gas Orbiter (TGO). "The lander had to come off at exactly the right speed and the right angle, because there is no other opportunity to correct its trajectory," said Hendrik Thielemann, spokesman for the group.
As indicated in the Darmstädter Echo (see cons) this Thursday, October 20, landing Schiaparelli was part of tremors. But which? I doubt that we should still be patient. It is also that, the conquest of space...

ExoMars : l'espoir porteur de réussite ?

Quoiquil arrive, la frénésie est là. Assis en face : Paolo Ferri. - Photo : rke
" Moi aussi j'attends... et j'y crois"
- Photo : rke
[Darmstadt (D), October 19, 2016, rke] - Paolo Ferri paraissait un peu dubitatif ce mercredi 19 octobre. A la fin de la pr√©sentation officielle de la mission au centre de contr√īle de Darmstadt, vers 21h30, le chef de la division des Op√©rations √† l'ESA s'est confi√© avec franchise, transparence et en toute convivialit√© aux journalistes qui l'ont interpel√© au centre de presse. L'atterrisseur Schiaparelli a bien touch√© le sol de Mars, mais il n'√©met pas de signal. "Il est clair que les signes ne sont pas bons, mais nous avons besoin de davantage d'informations." 
Et pourtant, le parterre d'invit√©s officiels y croyait et y croit encore √† la r√©ussite de la mission. Apr√®s une longue attente, d√®s la confirmation de la satellisation r√©ussie du Trace Gas Orbiter (TGO) - ce qui est d√©j√† une belle prouesse -, les espoirs sont permis. R√©ponse ce jeudi 20 octobre √† 10h. En pr√©ambule, voici d√©j√† quelques images de la soir√©e.
- Les photos : cliquez ici

ExoMars : Hoping for Happening Success ?
Salle comble au coeur de l'ESOC à Darmstadt. - Photo : rke
Les explications de
Paolo Ferri. - Photo : rke
Paolo Ferri seemed a bit dubious on Wednesday 19 October. At the end of the official presentation of the mission control center in Darmstadt, around 21:30, the head of ESA's mission operations department was speaking frankly, transparently and usability reporters who heckled the press center. So, Schiaparelli The lander has touched the soil of Mars, but it emits no signal. "It is clear that the signs are not good, but we need more information."And yet, the official invited guests still believed and believes there are to the success of the mission. After a long wait, upon confirmation of the successful orbiting of the Trace Gas Orbiter (TGO) - which is already a great feat - anything is possible. Reply on this Thursday 20 October at 10am. As a preamble, here are some pictures of the evening.
La sonde Schiaparelli est bien posée (ici la maquette), mais comment ? - Photo : rke


vendredi 30 septembre 2016

Rosetta : "Une fin douce-amère". Et après ? Mars attack avec ExoMars !

Holger Sierks, responsable scientifique de l'instrument OSIRIS de Rosetta - Photo : rke
Le badge du 30 septembre.
[Darmstadt, September 30, 2016, rke] - J'aurais presque eu un petit pincement au coeur. Non pas de voir la sonde Rosetta se "crasher" sur Tchuri, mais de savoir que tous ces savants n'auront dor√©navant plus de travail. Enfin, presque. Le projet Rosetta, dont l'id√©e date d√©j√† de 1993, avait √† l'√©poque engag√© de jeunes ing√©nieurs devenus un peu us√©s, mais pas du tout d√©motiv√©s. Nos savants fous de nos jours, un peu geeks sur les bords prennent le relai pour des nouvelles missions interplan√©taires de l'Agence spatiale europ√©enne (ESA) : cliquez ici
Le 19 octobre prochain (on y est vite !), le d√©monstrateur d’atterrissage baptis√© Schiaparelli ExoMars se posera sur Mars apr√®s s’√™tre s√©par√© de la sonde orbitale TGO (Trace Gas Orbiter). Son r√īle ? Valider de nouvelles technologies et montrer le savoir-faire de l’Europe pour atterrir sur Mars. Il fera aussi des mesures scientifiques.
Bref, tout cela pour vous dire Rosetta, mission historique de l’ESA, s’est achev√©e comme pr√©vu par un impact contr√īl√© de la sonde √† la surface de la com√®te qu’elle accompagnait depuis plus de deux ans. Le centre de contr√īle de l'ESOC, a d√©clar√© la mission officiellement termin√©e √† 13 h 19 (heure de Paris), apr√®s avoir constat√© la perte du signal de Rosetta, au moment de l’impact. Celui-ci a eu lieu sur une zone qui comporte des « puits », sortes de d√©pressions circulaires larges et profondes, d'o√Ļ s'√©chappent parfois des jets de gaz et de poussi√®res.
A l'entrée de l'ESOC à Darmstadt, on nous a offert
des Tchuri miniatures - Photo : rke
L'ESA a ainsi choisi de mettre fin √† la mission pendant qu'elle contr√īle encore la sonde et que celle-ci a encore assez de puissance pour travailler. La com√®te se situe √† environ 720 millions de kilom√®tres de la Terre.
« Nous avons d√©cid√© d'ex√©cuter cet ultime plongeon vers la surface de la com√®te afin d'optimiser le retour scientifique de Rosetta. C'est une fin douce-am√®re, mais en fin de compte la m√©canique du Syst√®me solaire √©tait tout simplement contre nous : le destin de Rosetta a √©t√© scell√© il y a bien longtemps. Mais tout ce qu'elle a accompli passera √† la post√©rit√© et sera utilis√© par la prochaine g√©n√©ration de scientifiques et d'ing√©nieurs dans le monde entier. », a d√©clar√© Patrick Martin, responsable de la mission. Quand m√™me... snif !

Holger Sierks, scientific manager of the OSIRIS instrument of Rosetta - Photo : rke
"A bittersweet end." And after ?
Mars attack with ExoMars!

A l'ESA, aux commandes de Rosetta
gr√Ęce √† la Virtual Reality - Photo : rke
I almost had a little twinge in my heart. Not seeing the Rosetta probe will "crash" on Tchuri, but to know that all these scientists will no longer be working. Well, almost. The Rosetta Project idea dates back to 1993 at the time had committed young engineers become a little worn, but not unmotivated. Our crazy scientists nowadays, somewhat geeky, take on the edges relay for new interplanetary missions of the European Space Agency (ESA): click here
On 19 October (fast soon !), Landing demonstrator Schiaparelli called ExoMars will land on Mars after separating from the orbiter TGO (Trace Gas Orbiter). Its role ? Validate new technologies and show Europe's know-how to land on Mars. It will also make scientific measurements.
The Tchury baby.
Photo : rke
In short, all that to say Rosetta historic mission of ESA, was completed as planned by controlled impact of the probe on the surface of the comet she accompanied for more than two years. The ESOC control center, said the mission officially ended at 13 h 19 (Paris time) after finding the loss of Rosetta signal at the time of impact. This took place in an area which has "well", a kind of wide and deep circular depressions, which occasionally escape jets of gas and dust.
ESA has chosen to terminate the mission as it still controls the probe and that it still has enough power to work. The comet is about 720 million kilometers from Earth.
"We decided to run this final plunge into the surface of the comet to optimize the scientific return of Rosetta. It's a bittersweet ending, but in the end the mechanics of the solar system was just against us: the Rosetta fate was sealed long ago. But everything she has accomplished go down in history and will be used by the next generation of scientists and engineers worldwide. "Said Patrick Martin, head of the mission. Anyway... sniff!
In the conference center of ESOC  - Photo : rke

Future ESA planetary missions:
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