jeudi 20 octobre 2016

Schiaparelli : frémissements sur Mars

[Darmstadt (D), October 19, 2016, rke] - Évidemment, ce n'est pas en quelques heures qu'il aura été possible de savoir exactement ce qu'il s'est passé avec l'atterrissage de la sonde Schiaparelli. La conférence de presse très attendue de ce jeudi 20 octobre n'aura pas dévoilé de grande nouvelle.
David Parker et Andrea Accomazzo, directeur des opérations, ont expliqué avoir perdu le contact avec le robot 50 secondes avant l'atterrissage. Jusque-là, tout s'est bien passé pendant les 5 premières minutes de la descente. Le bouclier thermique a fonctionné, de même que le parachute... du moins au début. Ensuite, il y a eu, semble-t-il, un problème, avec l'éjection du parachute ou les rétrofusées, qui devaient finir de freiner Schiaparelli, cela n'est pas clair. Celles-ci ont fonctionné au moins trois ou quatre secondes secondes... mais elles devaient freiner le robot pendant au moins 30 secondes. Cela a-t-il été le cas ? Mystère, pour le moment.

Catapultage suisse
Une chose est sûre : le catapultage de Schiaparelli a bien eu lieu et la Suisse a eu un grand rôle à jouer puisque Ruag Space à Zurich a fourni le mécanisme de séparation de l'atterrisseur de son vaisseau orbital Trace Gas Orbiter (TGO). "L'atterrisseur a dû se détacher exactement à la bonne vitesse et avec le bon angle, car il n'y a pas eu d'autre possibilité de corriger sa trajectoire", indique Hendrik Thielemann, porte-parole de ce groupe.
Comme l'indique Le Darmstädter Echo (voir ci-contre) de ce jeudi 20 octobre, l'atterrissage de Schiaparelli a été une partie de frémissements. Mais lesquels ? Je doute qu'on doive encore s'armer de patience, de beaucoup de patience. C'est aussi ça, la conquête spatiale...

Tremors on Mars :
Schiaparelli Touch Down, But Remains Silent

Obviously, this is not within hours it has been possible to know exactly what happened with the landing of the probe Schiaparelli. The much-anticipated press conference this Thursday, October 20th has not unveiled new high.
Les explications du directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA),
Johann-Dietrich Wörner. - Photo : rke
David Parker and Andrea Accomazzo, director of operations, explained that they lost contact with the robot 50 seconds before landing. Until then, everything went well for the first 5 minutes of the descent. The heat shield worked, as the parachute ... at least initially. Then there has been, it seems, a problem with the ejection of the parachute and retro-rockets, which were eventually curb Schiaparelli, it is not clear. These have worked at least three or four seconds ... but they had to break the robot for at least 30 seconds. That il has been the case ? Mystery, for now.

Swiss Catapult's Launch
One thing is certain: the catapult launch of Schiaparelli has occurred and Switzerland had a big role to play since RUAG Space in Zurich provided the separation mechanism of the undercarriage of its orbital ship Trace Gas Orbiter (TGO). "The lander had to come off at exactly the right speed and the right angle, because there is no other opportunity to correct its trajectory," said Hendrik Thielemann, spokesman for the group.
As indicated in the Darmstädter Echo (see cons) this Thursday, October 20, landing Schiaparelli was part of tremors. But which? I doubt that we should still be patient. It is also that, the conquest of space...

ExoMars : l'espoir porteur de réussite ?

Quoiquil arrive, la frénésie est là. Assis en face : Paolo Ferri. - Photo : rke
" Moi aussi j'attends... et j'y crois"
- Photo : rke
[Darmstadt (D), October 19, 2016, rke] - Paolo Ferri paraissait un peu dubitatif ce mercredi 19 octobre. A la fin de la présentation officielle de la mission au centre de contrôle de Darmstadt, vers 21h30, le chef de la division des Opérations à l'ESA s'est confié avec franchise, transparence et en toute convivialité aux journalistes qui l'ont interpelé au centre de presse. L'atterrisseur Schiaparelli a bien touché le sol de Mars, mais il n'émet pas de signal. "Il est clair que les signes ne sont pas bons, mais nous avons besoin de davantage d'informations." 
Et pourtant, le parterre d'invités officiels y croyait et y croit encore à la réussite de la mission. Après une longue attente, dès la confirmation de la satellisation réussie du Trace Gas Orbiter (TGO) - ce qui est déjà une belle prouesse -, les espoirs sont permis. Réponse ce jeudi 20 octobre à 10h. En préambule, voici déjà quelques images de la soirée.
- Les photos : cliquez ici

ExoMars : Hoping for Happening Success ?
Salle comble au coeur de l'ESOC à Darmstadt. - Photo : rke
Les explications de
Paolo Ferri. - Photo : rke
Paolo Ferri seemed a bit dubious on Wednesday 19 October. At the end of the official presentation of the mission control center in Darmstadt, around 21:30, the head of ESA's mission operations department was speaking frankly, transparently and usability reporters who heckled the press center. So, Schiaparelli The lander has touched the soil of Mars, but it emits no signal. "It is clear that the signs are not good, but we need more information."And yet, the official invited guests still believed and believes there are to the success of the mission. After a long wait, upon confirmation of the successful orbiting of the Trace Gas Orbiter (TGO) - which is already a great feat - anything is possible. Reply on this Thursday 20 October at 10am. As a preamble, here are some pictures of the evening.
La sonde Schiaparelli est bien posée (ici la maquette), mais comment ? - Photo : rke


vendredi 30 septembre 2016

Rosetta : "Une fin douce-amère". Et après ? Mars attack avec ExoMars !

Holger Sierks, responsable scientifique de l'instrument OSIRIS de Rosetta - Photo : rke
Le badge du 30 septembre.
[Darmstadt, September 30, 2016, rke] - J'aurais presque eu un petit pincement au coeur. Non pas de voir la sonde Rosetta se "crasher" sur Tchuri, mais de savoir que tous ces savants n'auront dorénavant plus de travail. Enfin, presque. Le projet Rosetta, dont l'idée date déjà de 1993, avait à l'époque engagé de jeunes ingénieurs devenus un peu usés, mais pas du tout démotivés. Nos savants fous de nos jours, un peu geeks sur les bords prennent le relai pour des nouvelles missions interplanétaires de l'Agence spatiale européenne (ESA) : cliquez ici
Le 19 octobre prochain (on y est vite !), le démonstrateur d’atterrissage baptisé Schiaparelli ExoMars se posera sur Mars après s’être séparé de la sonde orbitale TGO (Trace Gas Orbiter). Son rôle ? Valider de nouvelles technologies et montrer le savoir-faire de l’Europe pour atterrir sur Mars. Il fera aussi des mesures scientifiques.
Bref, tout cela pour vous dire Rosetta, mission historique de l’ESA, s’est achevée comme prévu par un impact contrôlé de la sonde à la surface de la comète qu’elle accompagnait depuis plus de deux ans. Le centre de contrôle de l'ESOC, a déclaré la mission officiellement terminée à 13 h 19 (heure de Paris), après avoir constaté la perte du signal de Rosetta, au moment de l’impact. Celui-ci a eu lieu sur une zone qui comporte des « puits », sortes de dépressions circulaires larges et profondes, d'où s'échappent parfois des jets de gaz et de poussières.
A l'entrée de l'ESOC à Darmstadt, on nous a offert
des Tchuri miniatures - Photo : rke
L'ESA a ainsi choisi de mettre fin à la mission pendant qu'elle contrôle encore la sonde et que celle-ci a encore assez de puissance pour travailler. La comète se situe à environ 720 millions de kilomètres de la Terre.
« Nous avons décidé d'exécuter cet ultime plongeon vers la surface de la comète afin d'optimiser le retour scientifique de Rosetta. C'est une fin douce-amère, mais en fin de compte la mécanique du Système solaire était tout simplement contre nous : le destin de Rosetta a été scellé il y a bien longtemps. Mais tout ce qu'elle a accompli passera à la postérité et sera utilisé par la prochaine génération de scientifiques et d'ingénieurs dans le monde entier. », a déclaré Patrick Martin, responsable de la mission. Quand même... snif !

Holger Sierks, scientific manager of the OSIRIS instrument of Rosetta - Photo : rke
"A bittersweet end." And after ?
Mars attack with ExoMars!

A l'ESA, aux commandes de Rosetta
grâce à la Virtual Reality - Photo : rke
I almost had a little twinge in my heart. Not seeing the Rosetta probe will "crash" on Tchuri, but to know that all these scientists will no longer be working. Well, almost. The Rosetta Project idea dates back to 1993 at the time had committed young engineers become a little worn, but not unmotivated. Our crazy scientists nowadays, somewhat geeky, take on the edges relay for new interplanetary missions of the European Space Agency (ESA): click here
On 19 October (fast soon !), Landing demonstrator Schiaparelli called ExoMars will land on Mars after separating from the orbiter TGO (Trace Gas Orbiter). Its role ? Validate new technologies and show Europe's know-how to land on Mars. It will also make scientific measurements.
The Tchury baby.
Photo : rke
In short, all that to say Rosetta historic mission of ESA, was completed as planned by controlled impact of the probe on the surface of the comet she accompanied for more than two years. The ESOC control center, said the mission officially ended at 13 h 19 (Paris time) after finding the loss of Rosetta signal at the time of impact. This took place in an area which has "well", a kind of wide and deep circular depressions, which occasionally escape jets of gas and dust.
ESA has chosen to terminate the mission as it still controls the probe and that it still has enough power to work. The comet is about 720 million kilometers from Earth.
"We decided to run this final plunge into the surface of the comet to optimize the scientific return of Rosetta. It's a bittersweet ending, but in the end the mechanics of the solar system was just against us: the Rosetta fate was sealed long ago. But everything she has accomplished go down in history and will be used by the next generation of scientists and engineers worldwide. "Said Patrick Martin, head of the mission. Anyway... sniff!
In the conference center of ESOC  - Photo : rke

Future ESA planetary missions:
click here

Dans l'attente d'un l'impact : cool, peut-être

Effervescence au centre de presse. - Photo : rke
[Darmstadt, September 30, 2016, rke] - Coucou Tchouri. Me revoilà. En Allemagne. Oh, je sais bien, on t'as un peu oublié depuis que tu t'es posé sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko le 10 août 2014, voilà déjà plus de deux ans.
Si je suis là en ce moment trépident, c'est que ta maman Rosetta, le satellite en orbite de ce gros caillou en forme de patate, va se fracasser. Cette sonde doit s’"écraser", ce vendredi 30 septembre 2016 vers 13 h 30, sur la comète pour, pendant la dizaine d’heures de chute libre, enregistrer d’ultimes propriétés de ce corps sombre et froid qu’elle scrute depuis plus de deux ans.
La salle de presse du centre de contrôle ESOC à Darmstadt est quasi pleine à craquer. D'où toute l'importance de cet événement. On attend le moment fatidique. Ouah, c'est du fou, pas moyen de trouver un coin pour poser mon ordi.
Bonne nouvelle, le site du célèbre Max Planck Institute à republié ma photo de Holger Sierks.

Pending on The Impact : Cool, Maybe...



- Photo of Holger Sierks : by Roland J. Keller - www.mpg.de

Hi Tchuri ! I come back. From Germany. Oh, I know, there you have almost forgotten since thou hast put on the 67P / Churyumov-Gerasimenko comet on August 10, 2014, this is already more than two years.
If I'm here now hectic is that your mom Rosetta satellite in orbit (this big rock shaped potato), will crash this Friday, September 30, 2016, to 13 h 30 on Tchuri for during the ten hours of free fall, save for ultimate properties of this dark body it scrutinizes cold for over two years.
The press room of the ESOC control center in Darmstadt is almost packed. Hence the importance of this event. We expect the fateful moment. Wow, it's crazy, no way to find a place to put my computer.
Good news, the site of the famous Max Planck Institute republished in my photo Holger Sierks.

mercredi 12 novembre 2014

Philae fonce sur la comète 67P, Cologne retient son souffle

Le centre de presse à l'affût.- Photo : rke
My image on the
Max Plank Forschung Magazine.
[ Köln, November 12th, 2013 © rke, english below ] – Tout d’abord, je me permets de reprendre la plume pour vous signaler que l’une de mes images sur Rosetta (le Professeur Holger Sierks) est parue dans le magazine allemand Max Planck Forschung du célèbre Institut Max Planck. Puis une autre sur le site internet américain de mon confrère journaliste Ken Kremer. Evidemment, cela me fait plaisir. Non pas par me vanter, mais pour me soulager. Mes efforts sont quand même récompensés de temps en temps.
Voilà. Je pianote en ce moment sur mon ordinateur au cœur du centre spatial allemand DLR à Cologne. C’est là que l’atterrisseur Philae de la sonde Rosetta a été mis au point avec des contributions significatives d’autres institutions européennes. L’ambiance devient de plus en plus fébrile. De nombreux et intéressants exposés sont donnés dans la salle principale du centre avec des détails très intéressants sur la structure de cette sonde de 100 kg, notamment des panneaux solaires flanqués sur sa coque. Du bon temps, vraiment.


Ambiance et atterrissage : la vidéo
Video by Roland Keller in the DLR.

Au DLR, le bâtiment dans lequel nous sommes installés. - Photo : rke
Philae runs on the comet 67P, Köln holds its breath 
First of all, I take the pen to tell you something about my job. My job… of photographer. So, one of my images on Rosetta (Professor Holger Sierks) was published in the German magazine Max Planck Forschung the famous Max Planck Institute. Then another image on the US website my of my collegue journalist Ken Kremer. Obviously, these both publications make me happy. Not to brag, but to relieve me. My work is rewarded. 

Well, I tap currently on my computer at the heart of the Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR) in Köln. This is where the Philae lander of the Rosetta probe was developed with significant contributions from other European institutions. The atmosphere becomes increasingly febrile. Many interesting speachs are held in the main hall of the center with very interesting details about the structure of the Philae probe og 100 kg, including solar panels flanked on its hull. Good time, really.
In the streets of... DLR, now. - Photo : rke

vendredi 8 août 2014

Moins performants que nos smartphones, les « yeux » neuchâtelois de Rosetta scrutent la comète « Tchouri » avec davantage de piqué

Photo prise à partir de l'instrument Osiris à 130 km montrant une zone
lisse bordée de reliefs. Résolution 2,4 m par pixel. - Photo : ESA
[ Darmstadt (D), August 7th, 2014, (rke) ]  - C’est fou ce que les Allemands adorent lire. A en juger d’après la surface de texte des quotidiens de la région, les articles sont d’ordinaire assez longs. Peu de place pour les photos. Règle suivie pour Rosetta avec la une de chacun des trois journaux ci-contre. Première constatation, l’astéroïde, enfin la comète en forme de patate de 4 km de long, fait sensation, tellement elle est nette. Les images offrent une résolution de 2,4 mètres par pixel, à 130 km de distance. Bon, ce n’est pas encore la qualité de nos smartphones, mas cela s’y approche. Je m’explique. En prenant l’image
d’un horizon à la même distance avec un téléphone portable ordinaire, le capteur numérique enregistre bien des millions de pixels à sa surface, seulement, en agrandissant l’image terrestre, le flou s’accentue, faute de zoom et les points pixélisés sont aussi peu précis que la caméra numérique de Rosetta.

Comme une "GoPRo"
La différence ? La sonde spatiale capte de meilleurs « bits » numériques (ils sont plus pointus, genre GoPro), et, surtout, ils sont mieux traités sur la « pellicule », ou si vous préférez, le capteur.
Le Dr. Stéphane Beauvivre.
Photo : rke
Frankfurter Allgemeine
du 7 août 2014.
D’ailleurs, les sept caméras miniatures franco-suisses du module de descente Philae de Rosetta ont déjà fourni des images spectaculaires de la planète Mars, dont une photo très détaillée en haute résolution de… 1 million de pixels seulement. Des caméras d’ailleurs conçues par le Dr Stéphane Beauvivre et ses ingénieurs de l’entreprise Micro-Cameras & Space Exploration SA à Neuchâtel. (Lire mon article pour le compte de l’ESA : cliquez ici)
Voilà pour la technique. Revenons à Darmstadt où, un jour après l’extraordinaire prouesse de l’Agence spatiale européenne (ESA), d’avoir couplé sa sonde à l’astre naturel, la vie continue son petit bonhomme de chemin sous le soleil d’août pas trop lourd. Les terrasses sont prises d’assaut, la bière allemande (pas panachée) est toujours aussi bonne et Rosetta continue son petit bonhomme de chemin à 405 millions de km de nous. Cela me fait une belle soif. Prosit !

- The website of my colleague Ken Kremer : click here

Die Welt du 7 août 2014.
Less efficient than our smartphones, the Rosetta’s Swiss eyes scrutinize "Tchouri" with more sharpness
It's really amazing how the Germans like to read. Judging from the text printed on the daily Area of Frankfort, the articles are usually fairly long. There is little place for photos. Rosetta rule followed with the « one » of each of three newspapers listed against. First observation, the photo of the comet (kind of potato of 4 km long), is extraordinarily clear. The images offer a resolution of 2.4 meters per pixel, 130 km away. Well, it is not yet the quality of our smartphones, there mas this approach. Let me explain. Taking a picture of any horizon at the same distance with an ordinary mobile phone, digital sensor records many megapixels on its surface only. But, in this case, blur is increasing when enlarging the picture.  

Like a "GoPro" camera
Darmstädter Echo
du 7 août 2014
The difference? The spacecraft Rosetta captures best digital "bits" (they are sharper, GoPro kind), and, most importantly, they are treated better on the "hard-film or memory", or if you prefer, the sensor.
Moreover, the seven French-Swiss miniature cameras of Philae Rosetta lander has already provided spectacular images of Mars, including a very detailed picture in high resolution ... only 1 million pixels. Some also designed by Dr. Stéphane Beauvivre and engineers of the company Micro-Cameras & Space Exploration SA in Neuchâtel cameras. (Read my article on behalf of ESA: click here)
Well, back to Darmstadt, a day after the extraordinary feat of the European Space Agency (ESA), to have its probe coupled to the asteroid, life goes on its merry way in Darmstadt. The terraces are under assault, German beer (not mixed with limonade) is still good and Rosetta continues its merry way to 405 million kilometers from us. It gives me a great thirst. Prosit!


jeudi 7 août 2014

Rosetta et « Tchouri » 67P filent désormais le parfait amour en tandem entre Mars et Jupiter

Kathrin Altwegg de l'Institut de Physique de l'Université de Berne en direct à Darmstadt. - Photo : rke
La conférence de presse à Darmstadt.
- Photo : rke
Le noyau de la comète photographié
sur l'écran principal lors de la
conférence de presse. - Photo : rke
[Darmstadt (D), August 6th, 2014, (rke) ]  - Non, non !  Elle ne s’est pas posée sur la comète 67P, Rosetta. Ce fameux 6 août, l’engin de l’Agence spatiale européenne (ESA) a juste virevolté autour de l’astéroïde. Comme deux danseurs de tango, l’un, le caillou, meneur, a happé l’autre, la danseuse pour désormais s’unir pendant tout le reste du voyage. Rosetta va ainsi danser avec sa comète jusque vers fin 2015. La sonde tentera de larguer en novembre un module (Philae) qui va tenter de s'accrocher à l'astre pour l'étudier au plus près. La manœuvre de ce mois d’août n’était donc pas une mise sur orbite réelle — cela étant programmé dans trois mois — mais plutôt une sorte de satellisation.
Présentation d'une partie de la surface de lecomète.
- Photo : rke
Aujourd'hui, Rosetta drague donc Churyumov-Gerasimenko, « Tschouri » pour les intimes, et, durant les six prochaines semaines, elle évoluera sur deux trajectoires triangulaires face à la comète, d'abord à une distance de 100 km, puis de 50 km. Au final, Rosetta essaiera de se placer sur une orbite rapprochée quasi circulaire à 30 km d’altitude de l’astre. Et Dame sonde doit se rapprocher progressivement de sa « Tchouri » le 11 novembre, puis larguer son fameux module de descente qui devrait aller harponner (ou l’agripper) l’astre afin de mieux le conquérir.
Rosetta embarque 11 instruments scientifiques, dont un, ROSINA, où la Suisse collabore, via l’Université de Berne. Sorte de renifleur, cet appareil analysera les gaz qui s'échappent du noyau de la comète. Il permettra de déterminer la composition chimique ainsi que la température de l’atmosphère et de l’ionosphère de Churyumov-Gerasimenko. Les données ainsi recueillies permettront d’obtenir une meilleure compréhension de l’origine des comètes, de la formation du système solaire et éventuellement de l’apparition de la vie. En effet, les astronomes pensent que les comètes contiennent des éléments qui pourraient être les premières briques chimiques qui ont permis à la vie de se développer sur la Terre.
La comète 67P/Churyumov-Gerasimenko et Rosetta évoluent donc maintenant en tandem à 405 millions de kilomètres de la Terre, quasiment à mi-distance entre les orbites de Jupiter et de Mars et se dirigent vers le système solaire interne à une vitesse de presque 55’000 km/h.
Ouah ! Ils s’aiment ces deux-là !

Others photos : click here

Rosetta and "Tchouri" 67P now spin in the perfect-love-tandem between Mars and Jupiter
Jean-Jacques Dordain, General Director of the European Space Agency (ESA). - Photo : rke
Pr. Hans Balsiger and Dr. Annette Jäckel
in Darmstadt. - Photo : rke
But, no ! Rosetta did not yet land on the comet 67P this Wednesday, August 6, 2014. The spacecraft of the European Space Agency (ESA) just spins around the asteroid. Like two tango dancers, one, the stone guard, has caught the other dancer to now unite for the rest of the trip. So, Rosetta will dance with its comet until about late 2015. The satellite will attempt to drop a module in November (Philae) who will try to hold on to the star to study closer. Maneuver that August was not a real orbit placing – that’s programmed in three months - but rather a kind of orbiting.
Today, Rosetta therefore drag the comet ("Tschouri" for friends), and during the next six weeks, it will evolve on two paths triangular face the comet, first at a distance of 100 km and 50 km. In the end, Rosetta will try to put on a nearly circular orbit close to 30 km altitude of the star. And Dame probe should gradually approach its « Tschouri » on Nov. 11, then dumped his famous descent module that should go spear (or grab) the star to better conquer.
Bof, selfie of me ! I did not sleep... 
ESOC Main Entry.
- Photo : rke
Rosetta features 11 scientific instruments, including one ROSINA, where Switzerland is working through the University of Bern. Sort of sniffer, this device will analyze the gases escaping from the comet nucleus. It will determine the chemical composition and temperature of the atmosphere and ionosphere of Churyumov-Gerasimenko. The data collected will help to get a better understanding of the origin of comets, the formation of the solar system and eventually the appearance of life. In fact, astronomers believe that comets contain elements that could be the first chemical building blocks that have allowed life to develop on Earth.
Comet 67P / Churyumov-Gerasimenko and Rosetta is now moving in tandem at 405 million kilometers from Earth, almost midway between the orbits of Jupiter and Mars and head to the inner solar system at a speed of almost 55’000 km / h.

Wow! They love these two!
The Mission Control Room at the European Space Operations Centre (ESOC) after the operations.
- Photo : rke