mercredi 15 mai 2019

Terre vivante vue de l’espace : Milan accueille la « Living Planet »… pour un peu la sauver

Le célèbre Centre des conventions de Milan avec les effigies de l'ESA. - Photo : rke
[Milan, May 15, 2019, rke. English below. Italiano sotto] – Sous l’égide de l’Agence spatiale européenne (ESA), près de 4’000 participants, scientifiques, ingénieurs, érudits de l’espace, mais aussi experts, commerçants et économistes prennent part en ce moment au Living Planet (Planète vivante) qui se tient au Centre des congrès de Milan. Des dizaines de salles de conférences pleines, presque toutes à craquer, une exposition feutrée avec des stands la plupart bleuté de la couleur du ciel, de l’espace et de la planète. Depuis ce lundi 13 mai jusqu’au vendredi 17 mai, tout ce monde est là pour voir ce qui se trame au dessus de nos têtes. Et il s’en passe des choses ! 
L'espace est proche. Une touche artistique. - Photo : rke
Si les nouvelles technologies spatiales et les découvertes scientifiques sont au cœur de l’événement, l’accent est également mis sur la manière dont l’observation de la Terre est de plus en plus utilisée afin d’améliorer la vie quotidienne, particulièrement au travers du programme européen Copernicus. Pour citer quelques exemples, l’agriculture de précision, la sécurité des opérations maritimes, les prévisions météorologiques et l’urbanisme s’appuient tous sur des données collectées depuis l’espace. Les nouvelles technologies satellitaires, la chaîne de bout en bout qui fournit des informations à valeur ajoutée à une variété d'utilisateurs ou encore les technologies émergentes, comme l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine, créent également de nouvelles opportunités économiques. Une zone est en outre dédiée aux écoliers du primaire et du secondaire, où ils pourront procéder à des expériences, comme mesurer la pollution de l’air, ou en apprendre plus sur la planète et le changement climatique.
Dans l'espace et dans la verdure...La végétation sous surveillance par satellite.  - Photo : rke
Vous voulez u concret ? En voilà ! Evolution de la masse (et élévation à court et long terme) des glaciers en Suisse, dans les Andes, au Chili ou au Groenland. Variation des vagues et montées de eaux dans tous les océans grâce à l’altimétrie. Evaluation des températures sur les côtes et les littoraux. Détection des zones les moins ou les plus polluées. Impact et variation de la chlorophylle dans la mer Baltique. Repérage et déplacement des algues marines. Repérage des zones agricoles exploitables (arrosage, irrigation, plantation). Contrôle de la végétation par mobiles dans les zones reculées de l’Afrique. Méthodes et mesures des chutes de neige. Repérages des couches terrestres pour l’hydrologie. Etc.
L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) y est même présente avec le Département des sciences de la Terre. Grâce à l’imagerie radar satellitaire (Synthèse d’ouverture, SAR), le Dr Andrea Marconi et son équipe d’étudiants offre des images par tomographie, technique qui permet de reconstruire le volume d’un objet à partir d’une série de mesures effectuées depuis l’extérieur de cet objet.




Living Earth from space: Milan hosts the "Living Planet"... to save it a little
A hushed universe, but close to the environment. - Photos : rke
[Milan, May 15, 2019, rke] - Nearly 4,000 participants, scientists, engineers, space scholars, but also experts, traders and economists are currently taking part in the Living Planet, which is being held at the Milan Congress Centre. Dozens of conference rooms full, almost all to bursting point, a muffled exhibition with stands mostly bluish in the colour of the sky, space and planet. From Monday, May 13 to Friday, May 17, everyone is there to see what is going on above our heads. And a lot is happening! 
While new space technologies and scientific discoveries are at the heart of the event, emphasis is also placed on how Earth observation is increasingly being used to improve daily life, particularly through the European Copernicus programme. To cite a few examples, precision agriculture, maritime operations safety, weather forecasting and urban planning are all based on data collected from space. New satellite technologies, the end-to-end chain that provides value-added information to a variety of users or emerging technologies, such as artificial intelligence and machine learning, also create new economic opportunities. In addition, there is an area dedicated to primary and secondary school children, where they can conduct experiments, such as measuring air pollution, or learn more about the planet and climate change.
Do you want something concrete? There you go! There you go! Evolution of the mass (and short and long-term elevation) of glaciers in Switzerland, the Andes, Chile or Greenland. Wave variation and rising waters in all oceans through altimetry. Assessment of temperatures on coasts and coastlines. Detection of the least or most polluted areas. Impact and variation of chlorophyll in the Baltic Sea. Identification and movement of marine algae and of workable agricultural areas (watering, irrigation, planting). Mobile vegetation control in remote areas of Africa. Methods and measurements of snowfall. Locations of terrestrial layers for hydrology. And so on...
The Swiss Federal Institute of Technology Zurich (ETH Zurich) is even present there with the Department of Earth Sciences. Using satellite radar imagery (Opening Synthesis, SAR), Dr. Andrea Marconi and his team of students provide images by tomography, a technique that allows the volume of an object to be reconstructed from a series of measurements taken from outside the object.
Vivere la Terra dallo spazio: Milano ospita il "Pianeta Vivente"..... per salvarlo un po'... 
Prelevare il polso del pianeta dallo spazio. - Photo : rke
L'entrée. - Photos : rke
[Milano, 15 maggio 2019, rke] - Sotto l'egida dell'Agenzia Spaziale Europea (ESA), quasi 4.000 partecipanti, scienziati, ingegneri, ingegneri, studiosi dello spazio, ma anche esperti, commercianti ed economisti, partecipano attualmente al Living Planet, che si tiene al Centro Congressi di Milano. Decine di sale conferenze piene, quasi tutte a punta di diamante, una mostra ovattata con stand per lo più bluastri nel colore del cielo, dello spazio e del pianeta. Da lunedì 13 maggio a venerdì 17 maggio, tutti sono lì per vedere cosa succede sopra le nostre teste. E stanno succedendo un sacco di cose! 
Le satellite de l'environnement
Sentinel-5p, fleuron de
l'ESA
Mentre le nuove tecnologie spaziali e le scoperte scientifiche sono al centro dell'evento, l'accento è posto anche sul modo in cui l'osservazione della Terra è sempre più utilizzata per migliorare la vita quotidiana, in particolare attraverso il programma europeo Copernico. Per citare alcuni esempi, l'agricoltura di precisione, la sicurezza delle operazioni marittime, le previsioni meteorologiche e la pianificazione urbana sono tutte basate su dati raccolti dallo spazio. Le nuove tecnologie satellitari, la catena end-to-end che fornisce informazioni a valore aggiunto a una varietà di utenti o tecnologie emergenti, come l'intelligenza artificiale e l'apprendimento automatico, creano anche nuove opportunità economiche. Inoltre, c'è un'area dedicata ai bambini delle scuole primarie e secondarie, dove possono condurre esperimenti, come la misurazione dell'inquinamento atmosferico, o saperne di più sul pianeta e sui cambiamenti climatici.
Des maquettes très bien
misent en évidence.
Vuoi qualcosa di concreto? Ci sei! Ci sei! Ci sei! Evoluzione della massa (e dell'altitudine a breve e lungo termine) dei ghiacciai in Svizzera, Ande, Cile o Groenlandia. Variazione delle onde e risalita delle acque in tutti gli oceani attraverso l'altimetria. Valutazione delle temperature sulle coste e sulle coste. Rilevamento delle aree meno o più inquinate. Impatto e variazione della clorofilla nel Mar Baltico. Identificazione e movimento delle alghe marine. Identificazione delle aree agricole praticabili (irrigazione, irrigazione, piantumazione). Controllo mobile della vegetazione in aree remote dell'Africa. Metodi e misure delle precipitazioni nevose. Luoghi di strati terrestri per l'idrologia. Etc. Etc.
My badge.
Il Politecnico federale di Zurigo (PF di Zurigo) è addirittura presente con il Dipartimento di Scienze della Terra. Attraverso le immagini radar satellitari (Opening Synthesis, SAR), il Dr. Andrea Marconi e il suo team di studenti forniscono immagini attraverso la tomografia, una tecnica che permette di ricostruire il volume di un oggetto a partire da una serie di misure prese dall'esterno dell'oggetto.
Grande affluenza di pubblico sullo stand dell'ESA. - Photo : rke

mardi 19 septembre 2017

L'historique Breitling DC-3 World Tour : le doux ronron d’un dauphin des airs

[Courrendlin, Septembre 18, 2017, rke] – C’est vrai, je ne puis cacher ma fierté. J’ai eu la chance d’être à bord du Breitling DC-3 lors de la toute dernière étape « symbolique », de Genève à Sion, le 14 septembre dernier, pour rejoindre le Breitling Sion Air Show. Et ce, grâce à l’initiative d’un pote-journaliste valaisan : Gérard Sermier de Media Impact.

Un coucou élégant à tête de dauphin
Au dessus de Sion.  - Photo : rke
En six mois, ce DC-3 de 77 ans a traversé 28 pays, parcouru plus de 45'000 kilomètres en 55 étapes et passé le cap des 240 heures de vol. De Genève à Sion, le dernier parcours officiel de ce coucou élégant à tête de dauphin a été mémorable. « T’as pas eu peur au moins ? », m’a-t-on demandé fréquemment ces derniers jours. Peur de quoi ?  Le ronron de ses deux moteurs d’origine (Wright R-1820) n’a pas fait trembler la carlingue. Ses hublots avec simple vitrage carrés cernés de bois sont très résistants. Au décollage, pas de quoi se plaquer au siège. Même si une voiture de course peut aller plus vite que le DC-3 (vitesse de croisière, 333 km/h), l’appareil ne décolle pas il se soulève comme un hélicoptère. En l’air, il suit l’air. Il vogue. On se sent emporté aux cieux.
Son bruit de moteur ne casse pas les oreilles, il rassure nos tympans. Comme sa cabine n’est pas pressurisée, la température s’adapte à l’environnement. D’un bout à l’autre de la carlingue, celle-ci peut varier. À l’atterrissage, le DC-3 se pose comme un papillon sur une fleur. Ce n’est qu’au moment où la carlingue s’incline que l’on se rend compte du toucher-terre.

Une patrouille à nos trousses
Photo : Keystone
Pour couronner le tout, nous avons été escortés par les Frecce Tricolori. Composée de neuf avions et d’un solo, il s’agit de la patrouille acrobatique composée du plus grand nombre de jets. Assis à la rangée de droite, je vois tout à coup apparaître un bout de nez de ces Aermacchi, puis un autre et les autres. Ils sont si proches qu’on dirait qu’ils vont toucher l’aile du DC-3.
Le temps de lever mes doutes, j’ai totalement confiance en eux, voilà le commandant des Tricolori qui jette un œil sur nous. J’essaie de lui envoyer un signe de la main. Il me le rend. Ah, quelle fierté d’être au cœur de cet instant. Puis les avions italiens tracent leur sillon rectiligne de fumée tricolore encore visible depuis le hublot et s’éloignent silencieusement sous notre aile. Déjà ! Le DC-3, lui, ronronne toujours. Il nous berce. Jusqu’au sol. Un avion, un vrai.






The Historic Breitling DC-3 World Tour :
The Sweet Purr of a Dolphin Air

Cockpit of Breitling DC-3. - Photo : rke
Okay, I cannot hide my pride. I was a lucky man to fly with the Breitling DC-3 during the « symbolic » last steep of the Breitling DC-3 World Tour (Geneva-Sion) for the Breitling Sion Air Show. An opportunity owed by Gérard Sermier a big buddy journalist, big boss of the Media Impact Company in Switzerland.

An Elegant Dolphin Air
The valley of "Trois Torrents". - Photo : rke
In six months, this 77-year-old DC-3 crossed 28 countries, traveled more than 45,000 kilometers in 55 stages and passed the 240-hour flight. From Geneva to Sion (west of Switzerland), the last official journey of this elegant dolphin air was memorable. "You were not afraid at least?" asked me few people. Fear of what ? The purr of its two original engines (Wright R-1820) did not shake the cabin. Its windows with single glazed squares surrounded by wood are very resistant. On the take-off, there is nothing to flat too. Even if a racing car can go faster than the DC-3 (cruising speed, 333 km / h), the aircraft does not take off so it rises like a helicopter. In the sky, it follows the air. You feel carried away to heaven.
Its sound engine does not break the ears, it reassures our eardrums. Because the cabin is not pressurized, the temperature adapts to the environment. From one end of the cabin to the other, it can vary. When landing, the DC-3 lands like a butterfly on a flower. It is only when the cabin tilts that one realizes the touch earth.

A Patrol on Our Heels
Sion Airport. - Photo : rke
In the cabin of Breitling DC-3.
- Photo : Alois Feusi
To top it off, we were escorted by the Frecce Tricolori. Composed of nine planes and a solo, it is the acrobatic patrol composed of the largest number of jets. Sitting in the right row, I suddenly see one end of the nose of these Aermacchi, then another and the others. They are so close they seem to touch the wing of the DC-3.

The time to raise my doubts, I totally trust them, I can see the commander of the Tricolori who looks at us. I try to send her a sign. He gives it back to me. Ah, what a pride to be at the heart of this moment. Then the Italian planes trace their rectilinear furrow of tricolor smoke, still visible from the windows, and move silently under our wing. Already! The DC-3 is still purring. He cradles until the ground. A plane, a real one.
Your Editor : Roland J. Keller - Photo : Alois Feusi

jeudi 20 octobre 2016

Schiaparelli : frémissements sur Mars

[Darmstadt (D), October 19, 2016, rke] - Évidemment, ce n'est pas en quelques heures qu'il aura été possible de savoir exactement ce qu'il s'est passé avec l'atterrissage de la sonde Schiaparelli. La conférence de presse très attendue de ce jeudi 20 octobre n'aura pas dévoilé de grande nouvelle.
David Parker et Andrea Accomazzo, directeur des opérations, ont expliqué avoir perdu le contact avec le robot 50 secondes avant l'atterrissage. Jusque-là, tout s'est bien passé pendant les 5 premières minutes de la descente. Le bouclier thermique a fonctionné, de même que le parachute... du moins au début. Ensuite, il y a eu, semble-t-il, un problème, avec l'éjection du parachute ou les rétrofusées, qui devaient finir de freiner Schiaparelli, cela n'est pas clair. Celles-ci ont fonctionné au moins trois ou quatre secondes secondes... mais elles devaient freiner le robot pendant au moins 30 secondes. Cela a-t-il été le cas ? Mystère, pour le moment.

Catapultage suisse
Une chose est sûre : le catapultage de Schiaparelli a bien eu lieu et la Suisse a eu un grand rôle à jouer puisque Ruag Space à Zurich a fourni le mécanisme de séparation de l'atterrisseur de son vaisseau orbital Trace Gas Orbiter (TGO). "L'atterrisseur a dû se détacher exactement à la bonne vitesse et avec le bon angle, car il n'y a pas eu d'autre possibilité de corriger sa trajectoire", indique Hendrik Thielemann, porte-parole de ce groupe.
Comme l'indique Le Darmstädter Echo (voir ci-contre) de ce jeudi 20 octobre, l'atterrissage de Schiaparelli a été une partie de frémissements. Mais lesquels ? Je doute qu'on doive encore s'armer de patience, de beaucoup de patience. C'est aussi ça, la conquête spatiale...

Tremors on Mars :
Schiaparelli Touch Down, But Remains Silent

Obviously, this is not within hours it has been possible to know exactly what happened with the landing of the probe Schiaparelli. The much-anticipated press conference this Thursday, October 20th has not unveiled new high.
Les explications du directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA),
Johann-Dietrich Wörner. - Photo : rke
David Parker and Andrea Accomazzo, director of operations, explained that they lost contact with the robot 50 seconds before landing. Until then, everything went well for the first 5 minutes of the descent. The heat shield worked, as the parachute ... at least initially. Then there has been, it seems, a problem with the ejection of the parachute and retro-rockets, which were eventually curb Schiaparelli, it is not clear. These have worked at least three or four seconds ... but they had to break the robot for at least 30 seconds. That il has been the case ? Mystery, for now.

Swiss Catapult's Launch
One thing is certain: the catapult launch of Schiaparelli has occurred and Switzerland had a big role to play since RUAG Space in Zurich provided the separation mechanism of the undercarriage of its orbital ship Trace Gas Orbiter (TGO). "The lander had to come off at exactly the right speed and the right angle, because there is no other opportunity to correct its trajectory," said Hendrik Thielemann, spokesman for the group.
As indicated in the Darmstädter Echo (see cons) this Thursday, October 20, landing Schiaparelli was part of tremors. But which? I doubt that we should still be patient. It is also that, the conquest of space...

ExoMars : l'espoir porteur de réussite ?

Quoiquil arrive, la frénésie est là. Assis en face : Paolo Ferri. - Photo : rke
" Moi aussi j'attends... et j'y crois"
- Photo : rke
[Darmstadt (D), October 19, 2016, rke] - Paolo Ferri paraissait un peu dubitatif ce mercredi 19 octobre. A la fin de la présentation officielle de la mission au centre de contrôle de Darmstadt, vers 21h30, le chef de la division des Opérations à l'ESA s'est confié avec franchise, transparence et en toute convivialité aux journalistes qui l'ont interpelé au centre de presse. L'atterrisseur Schiaparelli a bien touché le sol de Mars, mais il n'émet pas de signal. "Il est clair que les signes ne sont pas bons, mais nous avons besoin de davantage d'informations." 
Et pourtant, le parterre d'invités officiels y croyait et y croit encore à la réussite de la mission. Après une longue attente, dès la confirmation de la satellisation réussie du Trace Gas Orbiter (TGO) - ce qui est déjà une belle prouesse -, les espoirs sont permis. Réponse ce jeudi 20 octobre à 10h. En préambule, voici déjà quelques images de la soirée.
- Les photos : cliquez ici

ExoMars : Hoping for Happening Success ?
Salle comble au coeur de l'ESOC à Darmstadt. - Photo : rke
Les explications de
Paolo Ferri. - Photo : rke
Paolo Ferri seemed a bit dubious on Wednesday 19 October. At the end of the official presentation of the mission control center in Darmstadt, around 21:30, the head of ESA's mission operations department was speaking frankly, transparently and usability reporters who heckled the press center. So, Schiaparelli The lander has touched the soil of Mars, but it emits no signal. "It is clear that the signs are not good, but we need more information."And yet, the official invited guests still believed and believes there are to the success of the mission. After a long wait, upon confirmation of the successful orbiting of the Trace Gas Orbiter (TGO) - which is already a great feat - anything is possible. Reply on this Thursday 20 October at 10am. As a preamble, here are some pictures of the evening.
La sonde Schiaparelli est bien posée (ici la maquette), mais comment ? - Photo : rke


vendredi 30 septembre 2016

Rosetta : "Une fin douce-amère". Et après ? Mars attack avec ExoMars !

Holger Sierks, responsable scientifique de l'instrument OSIRIS de Rosetta - Photo : rke
Le badge du 30 septembre.
[Darmstadt, September 30, 2016, rke] - J'aurais presque eu un petit pincement au coeur. Non pas de voir la sonde Rosetta se "crasher" sur Tchuri, mais de savoir que tous ces savants n'auront dorénavant plus de travail. Enfin, presque. Le projet Rosetta, dont l'idée date déjà de 1993, avait à l'époque engagé de jeunes ingénieurs devenus un peu usés, mais pas du tout démotivés. Nos savants fous de nos jours, un peu geeks sur les bords prennent le relai pour des nouvelles missions interplanétaires de l'Agence spatiale européenne (ESA) : cliquez ici
Le 19 octobre prochain (on y est vite !), le démonstrateur d’atterrissage baptisé Schiaparelli ExoMars se posera sur Mars après s’être séparé de la sonde orbitale TGO (Trace Gas Orbiter). Son rôle ? Valider de nouvelles technologies et montrer le savoir-faire de l’Europe pour atterrir sur Mars. Il fera aussi des mesures scientifiques.
Bref, tout cela pour vous dire Rosetta, mission historique de l’ESA, s’est achevée comme prévu par un impact contrôlé de la sonde à la surface de la comète qu’elle accompagnait depuis plus de deux ans. Le centre de contrôle de l'ESOC, a déclaré la mission officiellement terminée à 13 h 19 (heure de Paris), après avoir constaté la perte du signal de Rosetta, au moment de l’impact. Celui-ci a eu lieu sur une zone qui comporte des « puits », sortes de dépressions circulaires larges et profondes, d'où s'échappent parfois des jets de gaz et de poussières.
A l'entrée de l'ESOC à Darmstadt, on nous a offert
des Tchuri miniatures - Photo : rke
L'ESA a ainsi choisi de mettre fin à la mission pendant qu'elle contrôle encore la sonde et que celle-ci a encore assez de puissance pour travailler. La comète se situe à environ 720 millions de kilomètres de la Terre.
« Nous avons décidé d'exécuter cet ultime plongeon vers la surface de la comète afin d'optimiser le retour scientifique de Rosetta. C'est une fin douce-amère, mais en fin de compte la mécanique du Système solaire était tout simplement contre nous : le destin de Rosetta a été scellé il y a bien longtemps. Mais tout ce qu'elle a accompli passera à la postérité et sera utilisé par la prochaine génération de scientifiques et d'ingénieurs dans le monde entier. », a déclaré Patrick Martin, responsable de la mission. Quand même... snif !

Holger Sierks, scientific manager of the OSIRIS instrument of Rosetta - Photo : rke
"A bittersweet end." And after ?
Mars attack with ExoMars!

A l'ESA, aux commandes de Rosetta
grâce à la Virtual Reality - Photo : rke
I almost had a little twinge in my heart. Not seeing the Rosetta probe will "crash" on Tchuri, but to know that all these scientists will no longer be working. Well, almost. The Rosetta Project idea dates back to 1993 at the time had committed young engineers become a little worn, but not unmotivated. Our crazy scientists nowadays, somewhat geeky, take on the edges relay for new interplanetary missions of the European Space Agency (ESA): click here
On 19 October (fast soon !), Landing demonstrator Schiaparelli called ExoMars will land on Mars after separating from the orbiter TGO (Trace Gas Orbiter). Its role ? Validate new technologies and show Europe's know-how to land on Mars. It will also make scientific measurements.
The Tchury baby.
Photo : rke
In short, all that to say Rosetta historic mission of ESA, was completed as planned by controlled impact of the probe on the surface of the comet she accompanied for more than two years. The ESOC control center, said the mission officially ended at 13 h 19 (Paris time) after finding the loss of Rosetta signal at the time of impact. This took place in an area which has "well", a kind of wide and deep circular depressions, which occasionally escape jets of gas and dust.
ESA has chosen to terminate the mission as it still controls the probe and that it still has enough power to work. The comet is about 720 million kilometers from Earth.
"We decided to run this final plunge into the surface of the comet to optimize the scientific return of Rosetta. It's a bittersweet ending, but in the end the mechanics of the solar system was just against us: the Rosetta fate was sealed long ago. But everything she has accomplished go down in history and will be used by the next generation of scientists and engineers worldwide. "Said Patrick Martin, head of the mission. Anyway... sniff!
In the conference center of ESOC  - Photo : rke

Future ESA planetary missions:
click here

Dans l'attente d'un l'impact : cool, peut-être

Effervescence au centre de presse. - Photo : rke
[Darmstadt, September 30, 2016, rke] - Coucou Tchouri. Me revoilà. En Allemagne. Oh, je sais bien, on t'as un peu oublié depuis que tu t'es posé sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko le 10 août 2014, voilà déjà plus de deux ans.
Si je suis là en ce moment trépident, c'est que ta maman Rosetta, le satellite en orbite de ce gros caillou en forme de patate, va se fracasser. Cette sonde doit s’"écraser", ce vendredi 30 septembre 2016 vers 13 h 30, sur la comète pour, pendant la dizaine d’heures de chute libre, enregistrer d’ultimes propriétés de ce corps sombre et froid qu’elle scrute depuis plus de deux ans.
La salle de presse du centre de contrôle ESOC à Darmstadt est quasi pleine à craquer. D'où toute l'importance de cet événement. On attend le moment fatidique. Ouah, c'est du fou, pas moyen de trouver un coin pour poser mon ordi.
Bonne nouvelle, le site du célèbre Max Planck Institute à republié ma photo de Holger Sierks.

Pending on The Impact : Cool, Maybe...



- Photo of Holger Sierks : by Roland J. Keller - www.mpg.de

Hi Tchuri ! I come back. From Germany. Oh, I know, there you have almost forgotten since thou hast put on the 67P / Churyumov-Gerasimenko comet on August 10, 2014, this is already more than two years.
If I'm here now hectic is that your mom Rosetta satellite in orbit (this big rock shaped potato), will crash this Friday, September 30, 2016, to 13 h 30 on Tchuri for during the ten hours of free fall, save for ultimate properties of this dark body it scrutinizes cold for over two years.
The press room of the ESOC control center in Darmstadt is almost packed. Hence the importance of this event. We expect the fateful moment. Wow, it's crazy, no way to find a place to put my computer.
Good news, the site of the famous Max Planck Institute republished in my photo Holger Sierks.

mercredi 12 novembre 2014

Philae fonce sur la comète 67P, Cologne retient son souffle

Le centre de presse à l'affût.- Photo : rke
My image on the
Max Plank Forschung Magazine.
[ Köln, November 12th, 2013 © rke, english below ] – Tout d’abord, je me permets de reprendre la plume pour vous signaler que l’une de mes images sur Rosetta (le Professeur Holger Sierks) est parue dans le magazine allemand Max Planck Forschung du célèbre Institut Max Planck. Puis une autre sur le site internet américain de mon confrère journaliste Ken Kremer. Evidemment, cela me fait plaisir. Non pas par me vanter, mais pour me soulager. Mes efforts sont quand même récompensés de temps en temps.
Voilà. Je pianote en ce moment sur mon ordinateur au cœur du centre spatial allemand DLR à Cologne. C’est là que l’atterrisseur Philae de la sonde Rosetta a été mis au point avec des contributions significatives d’autres institutions européennes. L’ambiance devient de plus en plus fébrile. De nombreux et intéressants exposés sont donnés dans la salle principale du centre avec des détails très intéressants sur la structure de cette sonde de 100 kg, notamment des panneaux solaires flanqués sur sa coque. Du bon temps, vraiment.


Ambiance et atterrissage : la vidéo
Video by Roland Keller in the DLR.

Au DLR, le bâtiment dans lequel nous sommes installés. - Photo : rke
Philae runs on the comet 67P, Köln holds its breath 
First of all, I take the pen to tell you something about my job. My job… of photographer. So, one of my images on Rosetta (Professor Holger Sierks) was published in the German magazine Max Planck Forschung the famous Max Planck Institute. Then another image on the US website my of my collegue journalist Ken Kremer. Obviously, these both publications make me happy. Not to brag, but to relieve me. My work is rewarded. 

Well, I tap currently on my computer at the heart of the Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR) in Köln. This is where the Philae lander of the Rosetta probe was developed with significant contributions from other European institutions. The atmosphere becomes increasingly febrile. Many interesting speachs are held in the main hall of the center with very interesting details about the structure of the Philae probe og 100 kg, including solar panels flanked on its hull. Good time, really.
In the streets of... DLR, now. - Photo : rke