mardi 19 septembre 2017

L'historique Breitling DC-3 World Tour : le doux ronron d’un dauphin des airs

[Courrendlin, Septembre 18, 2017, rke] – C’est vrai, je ne puis cacher ma fiertĂ©. J’ai eu la chance d’ĂŞtre Ă  bord du Breitling DC-3 lors de la toute dernière Ă©tape « symbolique », de Genève Ă  Sion, le 14 septembre dernier, pour rejoindre le Breitling Sion Air Show. Et ce, grâce Ă  l’initiative d’un pote-journaliste valaisan : GĂ©rard Sermier de Media Impact.

Un coucou élégant à tête de dauphin
Au dessus de Sion.  - Photo : rke
En six mois, ce DC-3 de 77 ans a traversĂ© 28 pays, parcouru plus de 45'000 kilomètres en 55 Ă©tapes et passĂ© le cap des 240 heures de vol. De Genève Ă  Sion, le dernier parcours officiel de ce coucou Ă©lĂ©gant Ă  tĂŞte de dauphin a Ă©tĂ© mĂ©morable. « T’as pas eu peur au moins ? », m’a-t-on demandĂ© frĂ©quemment ces derniers jours. Peur de quoi ?  Le ronron de ses deux moteurs d’origine (Wright R-1820) n’a pas fait trembler la carlingue. Ses hublots avec simple vitrage carrĂ©s cernĂ©s de bois sont très rĂ©sistants. Au dĂ©collage, pas de quoi se plaquer au siège. MĂŞme si une voiture de course peut aller plus vite que le DC-3 (vitesse de croisière, 333 km/h), l’appareil ne dĂ©colle pas il se soulève comme un hĂ©licoptère. En l’air, il suit l’air. Il vogue. On se sent emportĂ© aux cieux.
Son bruit de moteur ne casse pas les oreilles, il rassure nos tympans. Comme sa cabine n’est pas pressurisĂ©e, la tempĂ©rature s’adapte Ă  l’environnement. D’un bout Ă  l’autre de la carlingue, celle-ci peut varier. Ă€ l’atterrissage, le DC-3 se pose comme un papillon sur une fleur. Ce n’est qu’au moment oĂą la carlingue s’incline que l’on se rend compte du toucher-terre.

Une patrouille Ă  nos trousses
Photo : Keystone
Pour couronner le tout, nous avons Ă©tĂ© escortĂ©s par les Frecce Tricolori. ComposĂ©e de neuf avions et d’un solo, il s’agit de la patrouille acrobatique composĂ©e du plus grand nombre de jets. Assis Ă  la rangĂ©e de droite, je vois tout Ă  coup apparaĂ®tre un bout de nez de ces Aermacchi, puis un autre et les autres. Ils sont si proches qu’on dirait qu’ils vont toucher l’aile du DC-3.
Le temps de lever mes doutes, j’ai totalement confiance en eux, voilĂ  le commandant des Tricolori qui jette un Ĺ“il sur nous. J’essaie de lui envoyer un signe de la main. Il me le rend. Ah, quelle fiertĂ© d’ĂŞtre au cĹ“ur de cet instant. Puis les avions italiens tracent leur sillon rectiligne de fumĂ©e tricolore encore visible depuis le hublot et s’Ă©loignent silencieusement sous notre aile. DĂ©jĂ  ! Le DC-3, lui, ronronne toujours. Il nous berce. Jusqu’au sol. Un avion, un vrai.






The Historic Breitling DC-3 World Tour :
The Sweet Purr of a Dolphin Air

Cockpit of Breitling DC-3. - Photo : rke
Okay, I cannot hide my pride. I was a lucky man to fly with the Breitling DC-3 during the « symbolic » last steep of the Breitling DC-3 World Tour (Geneva-Sion) for the Breitling Sion Air Show. An opportunity owed by GĂ©rard Sermier a big buddy journalist, big boss of the Media Impact Company in Switzerland.

An Elegant Dolphin Air
The valley of "Trois Torrents". - Photo : rke
In six months, this 77-year-old DC-3 crossed 28 countries, traveled more than 45,000 kilometers in 55 stages and passed the 240-hour flight. From Geneva to Sion (west of Switzerland), the last official journey of this elegant dolphin air was memorable. "You were not afraid at least?" asked me few people. Fear of what ? The purr of its two original engines (Wright R-1820) did not shake the cabin. Its windows with single glazed squares surrounded by wood are very resistant. On the take-off, there is nothing to flat too. Even if a racing car can go faster than the DC-3 (cruising speed, 333 km / h), the aircraft does not take off so it rises like a helicopter. In the sky, it follows the air. You feel carried away to heaven.
Its sound engine does not break the ears, it reassures our eardrums. Because the cabin is not pressurized, the temperature adapts to the environment. From one end of the cabin to the other, it can vary. When landing, the DC-3 lands like a butterfly on a flower. It is only when the cabin tilts that one realizes the touch earth.

A Patrol on Our Heels
Sion Airport. - Photo : rke
In the cabin of Breitling DC-3.
- Photo : Alois Feusi
To top it off, we were escorted by the Frecce Tricolori. Composed of nine planes and a solo, it is the acrobatic patrol composed of the largest number of jets. Sitting in the right row, I suddenly see one end of the nose of these Aermacchi, then another and the others. They are so close they seem to touch the wing of the DC-3.

The time to raise my doubts, I totally trust them, I can see the commander of the Tricolori who looks at us. I try to send her a sign. He gives it back to me. Ah, what a pride to be at the heart of this moment. Then the Italian planes trace their rectilinear furrow of tricolor smoke, still visible from the windows, and move silently under our wing. Already! The DC-3 is still purring. He cradles until the ground. A plane, a real one.
Your Editor : Roland J. Keller - Photo : Alois Feusi