mercredi 12 novembre 2014

Philae fonce sur la comète 67P, Cologne retient son souffle

Le centre de presse à l'affût.- Photo : rke
My image on the
Max Plank Forschung Magazine.
[ Köln, November 12th, 2013 © rke, english below ] – Tout d’abord, je me permets de reprendre la plume pour vous signaler que l’une de mes images sur Rosetta (le Professeur Holger Sierks) est parue dans le magazine allemand Max Planck Forschung du célèbre Institut Max Planck. Puis une autre sur le site internet américain de mon confrère journaliste Ken Kremer. Evidemment, cela me fait plaisir. Non pas par me vanter, mais pour me soulager. Mes efforts sont quand même récompensés de temps en temps.
Voilà. Je pianote en ce moment sur mon ordinateur au cœur du centre spatial allemand DLR à Cologne. C’est là que l’atterrisseur Philae de la sonde Rosetta a été mis au point avec des contributions significatives d’autres institutions européennes. L’ambiance devient de plus en plus fébrile. De nombreux et intéressants exposés sont donnés dans la salle principale du centre avec des détails très intéressants sur la structure de cette sonde de 100 kg, notamment des panneaux solaires flanqués sur sa coque. Du bon temps, vraiment.


Ambiance et atterrissage : la vidéo
Video by Roland Keller in the DLR.

Au DLR, le bâtiment dans lequel nous sommes installés. - Photo : rke
Philae runs on the comet 67P, Köln holds its breath 
First of all, I take the pen to tell you something about my job. My job… of photographer. So, one of my images on Rosetta (Professor Holger Sierks) was published in the German magazine Max Planck Forschung the famous Max Planck Institute. Then another image on the US website my of my collegue journalist Ken Kremer. Obviously, these both publications make me happy. Not to brag, but to relieve me. My work is rewarded. 

Well, I tap currently on my computer at the heart of the Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR) in Köln. This is where the Philae lander of the Rosetta probe was developed with significant contributions from other European institutions. The atmosphere becomes increasingly febrile. Many interesting speachs are held in the main hall of the center with very interesting details about the structure of the Philae probe og 100 kg, including solar panels flanked on its hull. Good time, really.
In the streets of... DLR, now. - Photo : rke

vendredi 8 août 2014

Moins performants que nos smartphones, les « yeux » neuchâtelois de Rosetta scrutent la comète « Tchouri » avec davantage de piqué

Photo prise à partir de l'instrument Osiris à 130 km montrant une zone
lisse bordée de reliefs. Résolution 2,4 m par pixel. - Photo : ESA
[ Darmstadt (D), August 7th, 2014, (rke) ]  - C’est fou ce que les Allemands adorent lire. A en juger d’après la surface de texte des quotidiens de la région, les articles sont d’ordinaire assez longs. Peu de place pour les photos. Règle suivie pour Rosetta avec la une de chacun des trois journaux ci-contre. Première constatation, l’astéroïde, enfin la comète en forme de patate de 4 km de long, fait sensation, tellement elle est nette. Les images offrent une résolution de 2,4 mètres par pixel, à 130 km de distance. Bon, ce n’est pas encore la qualité de nos smartphones, mas cela s’y approche. Je m’explique. En prenant l’image
d’un horizon à la même distance avec un téléphone portable ordinaire, le capteur numérique enregistre bien des millions de pixels à sa surface, seulement, en agrandissant l’image terrestre, le flou s’accentue, faute de zoom et les points pixélisés sont aussi peu précis que la caméra numérique de Rosetta.

Comme une "GoPRo"
La différence ? La sonde spatiale capte de meilleurs « bits » numériques (ils sont plus pointus, genre GoPro), et, surtout, ils sont mieux traités sur la « pellicule », ou si vous préférez, le capteur.
Le Dr. Stéphane Beauvivre.
Photo : rke
Frankfurter Allgemeine
du 7 août 2014.
D’ailleurs, les sept caméras miniatures franco-suisses du module de descente Philae de Rosetta ont déjà fourni des images spectaculaires de la planète Mars, dont une photo très détaillée en haute résolution de… 1 million de pixels seulement. Des caméras d’ailleurs conçues par le Dr Stéphane Beauvivre et ses ingénieurs de l’entreprise Micro-Cameras & Space Exploration SA à Neuchâtel. (Lire mon article pour le compte de l’ESA : cliquez ici)
Voilà pour la technique. Revenons à Darmstadt où, un jour après l’extraordinaire prouesse de l’Agence spatiale européenne (ESA), d’avoir couplé sa sonde à l’astre naturel, la vie continue son petit bonhomme de chemin sous le soleil d’août pas trop lourd. Les terrasses sont prises d’assaut, la bière allemande (pas panachée) est toujours aussi bonne et Rosetta continue son petit bonhomme de chemin à 405 millions de km de nous. Cela me fait une belle soif. Prosit !

- The website of my colleague Ken Kremer : click here

Die Welt du 7 août 2014.
Less efficient than our smartphones, the Rosetta’s Swiss eyes scrutinize "Tchouri" with more sharpness
It's really amazing how the Germans like to read. Judging from the text printed on the daily Area of Frankfort, the articles are usually fairly long. There is little place for photos. Rosetta rule followed with the « one » of each of three newspapers listed against. First observation, the photo of the comet (kind of potato of 4 km long), is extraordinarily clear. The images offer a resolution of 2.4 meters per pixel, 130 km away. Well, it is not yet the quality of our smartphones, there mas this approach. Let me explain. Taking a picture of any horizon at the same distance with an ordinary mobile phone, digital sensor records many megapixels on its surface only. But, in this case, blur is increasing when enlarging the picture.  

Like a "GoPro" camera
Darmstädter Echo
du 7 août 2014
The difference? The spacecraft Rosetta captures best digital "bits" (they are sharper, GoPro kind), and, most importantly, they are treated better on the "hard-film or memory", or if you prefer, the sensor.
Moreover, the seven French-Swiss miniature cameras of Philae Rosetta lander has already provided spectacular images of Mars, including a very detailed picture in high resolution ... only 1 million pixels. Some also designed by Dr. Stéphane Beauvivre and engineers of the company Micro-Cameras & Space Exploration SA in Neuchâtel cameras. (Read my article on behalf of ESA: click here)
Well, back to Darmstadt, a day after the extraordinary feat of the European Space Agency (ESA), to have its probe coupled to the asteroid, life goes on its merry way in Darmstadt. The terraces are under assault, German beer (not mixed with limonade) is still good and Rosetta continues its merry way to 405 million kilometers from us. It gives me a great thirst. Prosit!


jeudi 7 août 2014

Rosetta et « Tchouri » 67P filent désormais le parfait amour en tandem entre Mars et Jupiter

Kathrin Altwegg de l'Institut de Physique de l'Université de Berne en direct à Darmstadt. - Photo : rke
La conférence de presse à Darmstadt.
- Photo : rke
Le noyau de la comète photographié
sur l'écran principal lors de la
conférence de presse. - Photo : rke
[Darmstadt (D), August 6th, 2014, (rke) ]  - Non, non !  Elle ne s’est pas posée sur la comète 67P, Rosetta. Ce fameux 6 août, l’engin de l’Agence spatiale européenne (ESA) a juste virevolté autour de l’astéroïde. Comme deux danseurs de tango, l’un, le caillou, meneur, a happé l’autre, la danseuse pour désormais s’unir pendant tout le reste du voyage. Rosetta va ainsi danser avec sa comète jusque vers fin 2015. La sonde tentera de larguer en novembre un module (Philae) qui va tenter de s'accrocher à l'astre pour l'étudier au plus près. La manœuvre de ce mois d’août n’était donc pas une mise sur orbite réelle — cela étant programmé dans trois mois — mais plutôt une sorte de satellisation.
Présentation d'une partie de la surface de lecomète.
- Photo : rke
Aujourd'hui, Rosetta drague donc Churyumov-Gerasimenko, « Tschouri » pour les intimes, et, durant les six prochaines semaines, elle évoluera sur deux trajectoires triangulaires face à la comète, d'abord à une distance de 100 km, puis de 50 km. Au final, Rosetta essaiera de se placer sur une orbite rapprochée quasi circulaire à 30 km d’altitude de l’astre. Et Dame sonde doit se rapprocher progressivement de sa « Tchouri » le 11 novembre, puis larguer son fameux module de descente qui devrait aller harponner (ou l’agripper) l’astre afin de mieux le conquérir.
Rosetta embarque 11 instruments scientifiques, dont un, ROSINA, où la Suisse collabore, via l’Université de Berne. Sorte de renifleur, cet appareil analysera les gaz qui s'échappent du noyau de la comète. Il permettra de déterminer la composition chimique ainsi que la température de l’atmosphère et de l’ionosphère de Churyumov-Gerasimenko. Les données ainsi recueillies permettront d’obtenir une meilleure compréhension de l’origine des comètes, de la formation du système solaire et éventuellement de l’apparition de la vie. En effet, les astronomes pensent que les comètes contiennent des éléments qui pourraient être les premières briques chimiques qui ont permis à la vie de se développer sur la Terre.
La comète 67P/Churyumov-Gerasimenko et Rosetta évoluent donc maintenant en tandem à 405 millions de kilomètres de la Terre, quasiment à mi-distance entre les orbites de Jupiter et de Mars et se dirigent vers le système solaire interne à une vitesse de presque 55’000 km/h.
Ouah ! Ils s’aiment ces deux-là !

Others photos : click here

Rosetta and "Tchouri" 67P now spin in the perfect-love-tandem between Mars and Jupiter
Jean-Jacques Dordain, General Director of the European Space Agency (ESA). - Photo : rke
Pr. Hans Balsiger and Dr. Annette Jäckel
in Darmstadt. - Photo : rke
But, no ! Rosetta did not yet land on the comet 67P this Wednesday, August 6, 2014. The spacecraft of the European Space Agency (ESA) just spins around the asteroid. Like two tango dancers, one, the stone guard, has caught the other dancer to now unite for the rest of the trip. So, Rosetta will dance with its comet until about late 2015. The satellite will attempt to drop a module in November (Philae) who will try to hold on to the star to study closer. Maneuver that August was not a real orbit placing – that’s programmed in three months - but rather a kind of orbiting.
Today, Rosetta therefore drag the comet ("Tschouri" for friends), and during the next six weeks, it will evolve on two paths triangular face the comet, first at a distance of 100 km and 50 km. In the end, Rosetta will try to put on a nearly circular orbit close to 30 km altitude of the star. And Dame probe should gradually approach its « Tschouri » on Nov. 11, then dumped his famous descent module that should go spear (or grab) the star to better conquer.
Bof, selfie of me ! I did not sleep... 
ESOC Main Entry.
- Photo : rke
Rosetta features 11 scientific instruments, including one ROSINA, where Switzerland is working through the University of Bern. Sort of sniffer, this device will analyze the gases escaping from the comet nucleus. It will determine the chemical composition and temperature of the atmosphere and ionosphere of Churyumov-Gerasimenko. The data collected will help to get a better understanding of the origin of comets, the formation of the solar system and eventually the appearance of life. In fact, astronomers believe that comets contain elements that could be the first chemical building blocks that have allowed life to develop on Earth.
Comet 67P / Churyumov-Gerasimenko and Rosetta is now moving in tandem at 405 million kilometers from Earth, almost midway between the orbits of Jupiter and Mars and head to the inner solar system at a speed of almost 55’000 km / h.

Wow! They love these two!
The Mission Control Room at the European Space Operations Centre (ESOC) after the operations.
- Photo : rke